Lutgardis Claes, ingénieure aux galons

  • novembre 5, 2020

La générale-major Lutgardis Claes (1961, Uccle) est devenue la première femme rectrice de l'École Royale Militaire (ERM) de Bruxelles en mai 2017. À l'âge de dix-sept ans, elle part y étudier en 1978, avec le premier groupe de filles à y commencer une formation d'officier. Elle est devenue ingénieur civil en construction aéronautique, en armement et en balistique. Nous l'avons rencontrée dans sa résidence majestueuse, l'ERM.

« Quand j'avais 13 ans, l'achat des chasseurs F16 dominait l'actualité. Cette technologie me fascinait. » Elle allait à vélo à la bibliothèque de Halle pour en savoir plus sur le « fly by wire », les turbines à gaz... Une école d'aviation pour filles n'existait alors qu'à Delft aux Pays-Bas « mais étudier à l'étranger n'était pas une option. » De même, une orientation en la matière à l'école secondaire n’existait pas non plus. « L'école des filles n'avait pas de mathématiques-latines et je ne pouvais pas aller chez les garçons... Lorsque l'ERM ouvrait ses portes aux filles en 1978, mon père a couru vers moi avec le journal. » Elle y est entrée avec dix autres filles avec la ferme détermination d'y réussir. « L'on termine ce que l'on commence. Ne jamais abandonner. » Sa thèse de maîtrise portait sur le contrôle plus précis des canons anti-aériens, en tenant compte de la précision des moteurs électriques, de l'usure des roulements à billes, du matériel et des logiciels. Elle portait également sur la justification économique de ces modifications. « Tous les calculs se faisaient alors sur une calculatrice Texas Instruments. » Elle a écrit ses toutes premières fiches d'état-major à la main, en tant que gestionnaire du matériel des avions d'entraînement, en trois exemplaires, avec un papier carbone entre chacun…

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Source: Engineeringnet Magazine - Luc De Smet